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01 /
Installer sept colonnes
Sans jokers, distribuez sept colonnes de quatre cartes, toutes visibles et se chevauchant. Seule la dernière de chaque colonne est entièrement dégagée. Les 24 cartes restantes constituent la pioche face cachée. Réservez une place pour la défausse et quatre fondations.
Les valeurs descendent K–Q–J–10…2–A. Placez les 52 cartes sur les fondations, chaque couleur se construisant séparément de l’as au roi.
02 /
Déplacements permis
Une carte entièrement dégagée du tableau ou la carte supérieure de la défausse peut rejoindre sa fondation de même couleur en ordre croissant. Le tableau se construit en descendant dans la même couleur : 8♥ va sur 9♥, pas sur 9♣.
Vous pouvez choisir une carte enfouie du tableau et la déplacer avec toutes celles qui la recouvrent. Seule la première carte du groupe doit convenir à la destination ; les autres n’ont pas besoin de se suivre. Seul un roi, seul ou accompagné de son groupe, remplit une colonne vide. Ne ramenez pas de cartes des fondations.
03 /
Piocher et terminer
À tout moment, retournez une carte de pioche sur la défausse. Seule la supérieure se joue ; la retirer découvre la précédente. Vous pouvez piocher même lorsqu’un autre déplacement existe, mais la nouvelle carte bloque l’ancienne.
Ne retournez jamais la défausse pour refaire une pioche. Compléter les quatre fondations jusqu’aux rois gagne. Si la pioche est épuisée et qu’aucune suite de coups légaux n’est possible, la partie est perdue. Une pioche vide ne suffit pas à perdre : effectuez encore les déplacements disponibles.
04 /
Pourquoi un groupe peut être désordonné
Supposons qu’une colonne contienne J♥ recouvert de 4♣ et qu’une autre expose Q♥. Déplacez tout le groupe J♥–4♣ sur la dame : c’est le raccord Q♥–J♥ qui compte, pas le quatre sans rapport. Ce quatre ne rejoint sa fondation que si A♣, 2♣ et 3♣ s’y trouvent déjà.
Imaginez maintenant que 5♣ apparaisse sur la défausse. Il ne pourra recevoir le quatre qu’après être entré dans le tableau : on ne peut pas déplacer une carte du tableau vers la défausse. Ces contraintes d’accès comptent davantage que le simple fait de voir plusieurs as.
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05 /
Contexte et variantes
Pagat présente le jeu comme australien et remercie Michael Doer de le lui avoir fait connaître. Cela documente une pratique, sans établir de date d’invention. Le déplacement de groupes désordonnés rappelle Scorpion ; la construction par couleur le distingue du Klondike familier.
Les versions à deux utilisent deux paquets et des fondations communes, avec des tours alternés ou un jeu simultané. Leur décompte compétitif ne s’applique pas au solitaire, dont le but est de résoudre tout le tableau.
Questions fréquentes
Peut-on déplacer un groupe désordonné ?+
Oui, si sa première carte convient à la destination et si toutes celles qui la recouvrent l’accompagnent.
Combien de passages dans la pioche ?+
Un seul. La défausse ne se recycle pas.