Variante d’Adélaïde de Pagat, avec un point par famille posée. La prime de deux familles de même valeur d’un autre récit australien est désactivée. Départ et pioche vide sont réglés par des accords domestiques explicites.

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Quatre commencent avec sept cartes et pioche commune cachée. Quatuors devant leurs propriétaires ; demande manquée fait piocher une carte. Éventails et piles sont schématiques ; les règles précisent les nombres de cartes.
Quatre commencent avec sept cartes et pioche commune cachée. Quatuors devant leurs propriétaires ; demande manquée fait piocher une carte. Éventails et piles sont schématiques ; les règles précisent les nombres de cartes.

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Histoire et contexte

Pagat documente Backstab Fish comme une variante pratiquée à Adélaïde. Un autre récit australien décrit également double paquet, demandes de quantités exactes et conservation facultative des familles. Aucun inventeur ni date d’invention n’est établi.

Le jeu appartient à la famille Fish et Go Fish, mais forme des groupes de quatre plutôt que des paires et donne à la quantité demandée une importance propre.

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Installation

Quatre à dix personnes jouent. Mélangez deux paquets ordinaires et quatre jokers : 108 cartes. Distribuez sept cartes chacun ; le reste forme la pioche cachée. Les jokers constituent une valeur distincte, pas des cartes libres ; quatre jokers font une famille.

Une famille réunit quatre cartes de même valeur. Ignorez les couleurs ; les doubles de même valeur et couleur du deuxième paquet sont valides. Les familles posées restent visibles devant leur propriétaire et ne peuvent pas être demandées.

Accord domestique : le voisin de gauche du donneur commence. Chacun peut poser ses familles complètes avant la première demande.

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Demandes et continuation du tour

Choisissez un adversaire ayant des cartes et indiquez une valeur avec une quantité positive exacte : « Lena, donne-moi trois six. » Vous devez avoir au moins un six en main ; une famille posée ne suffit pas.

Avec au moins trois six, Lena en donne exactement trois et garde l’excédent. Vous pouvez poser des familles et refaire une demande légale à n’importe quel adversaire.

Avec moins de trois, Lena ne donne rien. Piochez une carte, posez éventuellement une famille complétée, puis donnez le tour à Lena, même si vous avez tiré un six. Un tirage correspondant ne conserve pas le tour dans cette version.

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Poser ou conserver une famille

Tant que la pioche existe, une famille complète peut rester en main. Elle permet de demander les cartes restantes de sa valeur, mais reste accessible aux adversaires. La poser la protège ; sans autre carte de cette valeur en main, vous perdez le droit de la demander.

Dès qu’une main se vide, piochez immédiatement pour remonter à sept, en prenant tout le stock s’il en reste moins. Cela vaut aussi pour l’adversaire qui vient de donner sa dernière carte. Sans pioche, un joueur sans cartes quitte le circuit des demandes.

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Pioche vide et règlement

Accords domestiques pour une fin claire : une fois la pioche vide, posez toutes vos familles complètes à la fin de votre tour. Une demande ratée ne fait rien piocher mais donne encore le tour au destinataire. S’il n’a plus de cartes, passez au prochain joueur horaire qui en possède. On ne peut pas cibler une main vide.

Continuez jusqu’à ce que toutes les cartes forment des familles : 27 au total. Chacune vaut un point. Le plus grand total gagne ; les premiers à égalité partagent la victoire. Épuiser le paquet règle une partie ; aucun objectif de série fixe n’est nécessaire.

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Pourquoi la quantité compte

Anton possède un six, Lena deux. Anton demande trois six. Lena refuse et garde les deux : les remises partielles sont interdites. Après le tirage d’Anton, Lena prend le tour.

S’il avait demandé un, Lena en donnerait exactement un et il continuerait. Demander seulement « As-tu des six ? » est incomplet : la quantité doit être précisée avant la réponse.

Plus tard, Anton garde quatre six sans les poser. Boris, qui a aussi un six, en demande trois. Anton doit en céder trois, cassant une famille complète. S’il l’avait déjà posée, la demande ne pourrait pas toucher ces cartes.

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Demande : trois six. Extrait de la main A: 6♥. Extrait de la main B: 6♠, 6♦. A possède un six et peut en demander trois à B. Refus et tirage. Extrait de la main A: 6♥, K♣. Extrait de la main B: 6♠, 6♦. B garde les deux. A tire K♣ ; B joue ensuite. A demande trois six. B n’en a que deux : aucun transfert, A tire K♣ puis B joue.
A demande trois six. B n’en a que deux : aucun transfert, A tire K♣ puis B joue.

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Garder les accords distincts

Un autre barème australien ajoute une prime pour deux familles d’une valeur. Certaines descriptions font aussi passer après chaque demande. Rien de cela n’est importé en silence : ici les demandes réussies continuent le tour, les échecs le donnent au destinataire.

Questions fréquentes

Faut-il donner toutes les cartes de la valeur ?+

Non. Donnez exactement le nombre demandé si vous en avez assez.

Peut-on en donner deux quand on en demande trois ?+

Non. Une quantité insuffisante ne donne rien.

Les jokers sont-ils libres ?+

Non. Ils forment leur propre famille de quatre.

Peut-on poser deux familles de six ?+

Oui : le double paquet contient huit six. Ici, ces familles valent deux points.