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L’ordre complet des cartes
Quatre couleurs espagnoles — deniers, coupes, bâtons, épées — comprennent as, 2–9, valet, cavalier et roi. Il n’y a pas d’atout. Du plus fort au plus faible, les huit cartes particulières sont : 3 de deniers (monsieur), 3 de coupes (madame), 2 de deniers (borgne), 2 de coupes (vache), 9 de coupes, 9 de deniers, 2 de bâtons, 2 d’épées.
Viennent ensuite des groupes de force égale, dans cet ordre : tous les as ; rois ; cavaliers ; valets ; les deux neuf restants d’épées et de bâtons ; huit ; sept ; six ; cinq ; quatre ; enfin les trois d’épées et de bâtons. Les couleurs ne créent aucune obligation de fournir.
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Partenaires et donne
Les partenaires sont face à face. Pour apprendre, tirez au sort les équipes et le premier donneur ; la sélection traditionnelle associe monsieur à madame contre borgne et vache. Le donneur mélange et le voisin de droite coupe. Distribuez dans le sens horaire par trois jusqu’à neuf cartes chacun ; laissez douze cartes cachées inutilisées. La donne suivante passe à gauche.
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Neuf plis au jeu libre
Le voisin de gauche du donneur entame. Chacun joue une carte au choix : ni fourniture, ni coupe, ni montée ne sont obligatoires. Une carte seule à la plus haute force gagne ; son joueur entame la suite. Si deux cartes ou davantage partagent la plus haute force, le pli est pourri et ne revient à personne. Le même entameur recommence. Gardez les plis gagnés séparément pour chaque joueur et jouez les neuf.
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Un individu gagne pour son équipe
Le joueur ayant le plus de plis rapporte un point à sa paire. À égalité, celui qui a atteint le premier ce total final gagne le point. Ainsi, deux joueurs finissant à trois se départagent selon le moment de leur troisième pli. Jouez cinq donnes comptabilisées ; la paire ayant le plus de points gagne la rencontre.
La source principale ne tranche pas le cas théorique où les neuf plis sont pourris. Notre convention pédagogique explicite fait rejouer la donne sans point, afin que cinq donnes comptabilisées décident toujours du gagnant.
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Pourquoi les totaux cumulés trompent
Supposons que les gagnants successifs soient Nord, Est, Sud, Est, Ouest, Nord, Est, Sud, Nord. Nord et Est finissent chacun avec trois plis. Est a atteint trois au septième pli, avant Nord au neuvième : Est–Ouest marque donc le point. Les cinq plis cumulés de Nord–Sud ne changent pas ce résultat.
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Signes et ajouts facultatifs
Les partenaires peuvent employer des signes convenus dont chacun connaît le sens. Lever les yeux indique monsieur ; fermer un œil indique le borgne. Commencez sans signes pour apprendre le paquet. La conversation traditionnelle permet certaines communications indirectes, mais une carte particulière ne doit pas être nommée directement avant d’être jouée.
Si tous acceptent de chanter, le donneur et son voisin de gauche reçoivent chacun six cartes supplémentaires du stock, puis en écartent six. La mordienne facultative rapporte deux lorsqu’un joueur gagne par une série finale de plis consécutifs sans victoire antérieure. Ces ajouts compliquent apprentissage et décompte ; ils sont désactivés dans la rencontre de base décrite ici.
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Contexte régional
L’aluette est associée à la Vendée et au littoral breton, avec son paquet local particulier à couleurs espagnoles. Son origine est débattue : un ancien nom proche du titre actuel ne prouve pas que les règles d’aujourd’hui se jouaient déjà sans changement. Nous ne donnons donc pas d’année d’invention précise.
Questions fréquentes
Faut-il fournir la couleur ?+
Non. Toute carte peut être jouée à tout pli.
Les partenaires additionnent-ils leurs plis ?+
Non. Comparez les quatre totaux individuels.
Peut-on utiliser des cartes ordinaires ?+
Pas sans correspondance explicite : classement particulier et cavalier demandent un autre paquet.